Les lecteurs réguliers de
Mélange Culturel se souviendront que je suis une grande admiratrice du
célèbre joueur de sitar Anoushka Shankar. C’était
donc un immense honneur de la revoir en Inde après un intervalle de deux ans. Au
début du Décembre 2016, Anoushka était de retour en Inde pour une tournée de
quatre villes pour faire la
promotion de son nouvel album qui est - très
justement - intitulé « Home ».
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lundi 30 janvier 2017
Retour dans son pays… en Inde
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Voyage en Inde
mardi 27 décembre 2016
Un trésor au sud de l'Inde
Le magnifique diamant Kohinoor qui orne aujourd’hui la
couronne de la Reine d’Angleterre est l'un des plus célèbres diamants du monde.
C'était le shah de Perse, Nadir Shah, qui lui a donné son nom actuel: Koh-i-Noor, ce qui signifie «Montagne de
Lumière». Ce diamant est passé entre de nombreuses mains. Il était la propriété
des empereurs moghols de 1526 à 1739. Nadir Shah est entré en possession du
diamant des Moghols lorsqu’il a envahi l'Inde en 1739. Mais après l’assassinat
de Nadir Shah, le diamant est tombé entre les mains de l’un de ses généraux,
Ahmad Shah Durrani. Beaucoup plus tard, Shah Shuja Durrani, l’un des
descendants d’Ahmad Shah Durrani, a donné ce diamant à Maharaja Ranjit Singh de
Lahore. Et finalement, en 1851, Duleep Singh, un descendant de Ranjit Singh,
l’a offert à la reine Victoria d’Angleterre. Et voilà comment ce célèbre joyau
est arrivé à sa destination actuelle dans la Tour de Londres. Presque tout le monde sait où se trouve aujourd’hui le
diamant Kohinoor... mais de nombreuses personnes ne savent pas d'où il vient.
La fabuleuse collection de diamants a fait le fort
Golconde le centre du commerce des diamants dans les temps anciens. Sur les 18
diamants les plus célèbres au monde, treize proviennent des mines de Kollur.
Ces dernières comprennent le diamant Hope, le diamant Regent, le diamant
Princie, le Noor-ul-Ain et le Daria-i-Noor (mer de lumière).
Aujourd’hui, en parcourant les ruines de ce fort
autrefois imprenable, on frissonne encore d'excitation à
l'idée que l'on est à proximité de la chambre forte secrète qui autrefois
détenait le plus grand trésor du monde!
lundi 15 août 2016
Le Taj Mahal qui n'a jamais été construit !
Pas besoin de vous présenter le Taj
Mahal, un des 7 merveilles du monde. Ce mausolée de marbre blanc, qui
est un symbole de l’amour éternel a été construit au XVIIe siècle
par l'empereur moghol Shah Jahan, pour sa bien-aimée, Mumtaz Mahal,
morte lors de l’accouchement de son 14e enfant.
Selon les légendes anciennes, l'empereur voulait aussi construire
pour lui-même, un autre mausolée qui aurait été une réplique exacte
du célèbre Taj Mahal - sauf que ce Taj aurait été construit de marbre noir au
lieu de marbre blanc. L’empereur a choisi la couleur noir pour ce mausolée pour
refléter son état de deuil éternel après la mort de son épouse. Shah Jahan
avait même choisi l'emplacement de ce Taj– il souhaitait faire ériger le
monument sur la rive opposée de la rivière Yamuna, juste en face du mausolée
blanc de Mumtaz Mahal.
Même si cette légende est vraie, Shah Jahan n'a jamais eu l’occasion
de construire son Taj Noir parce qu'il a été renversé et emprisonné par son
propre fils, Aurangzeb qui l’a enfermé pour le reste de sa vie.
Et alors, le Taj Noir a été perdu à jamais ...
dans les brumes du temps.
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Voyage en Inde
lundi 8 août 2016
Deux grands maîtres de la musique... une représentation captivant
Les rythmes utilisés dans la musique classique indienne sont très différents du rythme à quatre temps qui est utilisé généralement dans le Rock, le Pop et la musique country. Dans ce court vidéo, le maestro du sitar Pandit Ravi Shankar explique la structure du rythme, qui s’appelle « Jhaaptaal ». « Jhaaptaal » est un rythme à dix temps, largement utilisé dans la musique classique indienne.
Pandit Ravi Shankar est accompagné par le célèbre joueur de tabla Ustad Alla Rakha Khan qui joue ce rythme lorsque Ravi Shankar l’explique. Le public de ce concert semble être Français comme la vidéo est sous-titrée en français (mais la mauvaise qualité de la vidéo réduit la lisibilité de ces sous-titres dans certaines parties de la vidéo).
Nombreuses d'interactions ludiques entre ces deux maîtres rendent cette vidéo particulièrement plaisante.
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dimanche 17 juillet 2016
L'élégance dynamique de la danse classique indienne
Dans le post d'aujourd'hui, Mélange Culturel s’éloigne du monde de la musique classique indienne et vous présente une autre merveilleuse forme d'expression artistique - la danse. Dans cette courte vidéo, Mallika Sarabhai, la célèbre chorégraphe et danseuse classique indienne vous présente deux formes traditionnelles de la danse classique du Sud de l’Inde: Bharatnatyam et Kuchipudi. Comme vous le voyez, ces deux formes de danse classique indienne sont extrêmement élégantes et expressives. Un élément marquant de cette vidéo est la représentation de la danse Kuchipudi dans laquelle Mme Sarabhai figure un lion sur scène en quelques pas de danse alliant beauté et précision – une performance tout à fait extraordinaire !
dimanche 10 juillet 2016
La musique charmante du sarod
Un grand nombre de gens regardent la musique classique
indienne comme un système structuré et extrêmement rigide - mais ce n’est pas
toujours le cas. Voici un récital exquis en sarod par le maestro, Amjad Ali
Khan. Ce concert a eu lieu en 2008 à Cologne en France et le maestro est accompagné
par ses deux fils, Amaan Ali Khan et Ayaan Ali Khan.
Au cours de cette soirée musicale, l'une des cordes du
sarod d’Amaan se casse. Imperturbable, Amjad Ali Khan indique au joueur du tabla
de jouer un solo. A la grande joie du public, le joueur du tabla joue un impromptu
en solo et entre-temps, Amaan remplace rapidement la corde cassée. Le récital continue...
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vendredi 8 juillet 2016
Le tabla et la flûte dans une conversation musicale
La musique classique indienne
dispose d’une tradition intéressante appelée savaal-javaab,
c’est-à-dire, une session de questions et de réponses. Ici un musicien, d’une
façon ludique, lance un défi à un autre musicien en lui posant une question et
l'autre relève le défi en lui répondant.
Aucun mot n’est prononcé -
toute la conversation se déroule à travers la musique. Un exemple parfait de
cette méthode peut
être observé dans ce récital exquis de la flute et du tabla par Pandit Hariprasad
Chaurasia et Ustad Zakir Hussain.
Le raaga joué
ici est un Chandrakauns.
Remarque : La musique classique indienne est normalement basée sur un raaga
particulier. Vous pouvez aussi dire que
c’est un ensemble de règles qui définissent un
type de musique (musique classique indienne). Le wikipédia le décrit comme « Chaque râga est lié à un sentiment (appelé rasa), une saison, un moment du
jour ». Par exemple il y
a un raaga particulier pour le petit
matin. Alors, une musique classique indienne qui est basée sur le raaga du petit matin, est jouée très tôt le matin. Comme cela, il y
a un raaga particulier pour les différents
moments du jour. Traditionnellement, les musiciens classiques
ne joueront jamais un raaga du petit
matin à, par exemple, 6 heures du soir. Pour le
soir, il y a les autres raagas. Chandrakauns est un raaga de nuit.
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jeudi 7 juillet 2016
Le sitar rencontre le violon pour créer une ambiance magique
Dans mon post précédant, j'ai présenté un récital de sitar par Anoushka Shankar, alors très jeune et quelque peu nerveuse, en train de jouer avec son père, le Pandit Ravi Shankar. Dix ans plus tard, voici un Anoushka Shankar, calme, posée et confiante, en mesure de jouer du sitar au Festival de Verbier, en Suisse. Cette raaga est un Mishra Pilu. Dans cette pièce, elle est accompagnée par le violoniste américain le plus célèbre, Joshua Bell.
Remarque : Mishra Pilu est une forme de raaga dans la musique classique indienne.
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mercredi 29 juin 2016
Ma première rencontre avec Sanjo
En 2012, Sharmila Vedantha, une jeune journaliste qui travaille pour un grand journal de Bombay a été envoyé à Hyderabad pour interviewer un artiste connu sous le nom de Sanjo chanteur de ballades. Après que cette interview a été publiée, elle a écrit un post sur son blog à propos de son expérience de rencontrer et d'interviewer Sanjo. Voici ce qu'elle a écrit.
Et alors j’ai rencontré Sanjo...
Ma première rencontre avec Sanjo s'est faite dans des
circonstances tout à fait exceptionnelles.
Au cours de l'hiver 2012, pendant ma
visite à Hyderabad, mon rédacteur en chef voulait que j’interviewe un musicien
doué et unique en son genre au nom somme toute assez rare : Sanjo. Même son
spectacle était à contretemps des standards d'aujourd'hui - sa musique évoquant
une autre époque. Les spectacles de Sanjo ont clairement une touche rétro et
ses chansons inspirées des années cinquante et soixante.
Alors je m’attendais naturellement à
rencontrer un quinquagénaire chauve ou grisonnant, quelqu’un qui tenterait
d’expliquer les subtilités de son spectacle à une journaliste en herbe comme
moi, d’un ton paternaliste.
Au cours de nos nombreuses
discussions téléphoniques, Sanjo parlait toujours d’une voix extrêmement douce,
à tel point qu'à plusieurs reprises, je devais lui dire: « Pardon, monsieur,
pourriez-vous répéter, s'il vous plaît ». Et je me représentais désormais
un quinquagénaire chauve ou grisonnant, à la voix douce, quelqu’un
d'extrêmement chaleureux, amical et à l'écoute.
Mais nos emplois du temps étaient toujours incompatibles. Quand j’étais
libre, Sanjo était occupé par des spectacles. Quand Sanjo était libre, j’étais
prise par les délais de soumission et tous les tracas d'organisation, propres
aux jeunes journalistes.
Et enfin, pour Sanjo il était temps
de partir pour New Delhi. Le même jour, je devais rentrer à Mumbai. Je lui ai
timidement proposé de me rejoindre à l'aéroport ; je m’attendais à une
réplique irritée de la part de cet artiste d'expérience. Mais il a accepté
volontiers. Il m'a dit qu'il arrivait toujours en avance à l'aéroport et qu’il
aurait donc assez de temps pour me rejoindre. Je l’ai vivement remercié et nous
avons convenu de nous retrouver en face du magasin W. H. Smith.
Je suis arrivée à l'aéroport (l'aéroport de Hyderabad est
un endroit tout simplement époustouflant). Après le contrôle des bagages, je
me suis rendue au magasin W. H. Smith. J’ai regardé autour de moi: j'étais
déçue. Aucun signe de Sanjo. Il y avait deux femmes du Ghana en vêtements
colorés qui bavardaient dans leur langue maternelle. Un peu plus loin, un jeune home maigre,
dans la vingtaine était assis seul. Il regardait autour de lui en
attendant quelqu'un.
En m’approchant, le jeune homme s’est levé et m’a demandé
d'un ton hésitant: « Sharmila » ?
J’étais
absolument stupéfaite ! « Désolée » j’ai
dit, « Je m’attendais à une personne beaucoup plus âgée ».
Sanjo a souri. Au cours de nos
discussions, je découvert à plusieurs
reprises en fait, qu'il avait un sourire des plus troublants.
« Mais je suis une personne âgée », il a souri,
« je suis beaucoup plus âgé que vous ».
Je ne le croyais pas. Nous avons alors
fait un petit jeu de devinettes, tentant d’estimer l‘âge de Sanjo. A mon
avis, il n’avait pas plus de 32 ans. Mais, il s’est avéré que Sanjo avait un
peu plus de 50 ans !
Bon ! Voilà qui expliquait la
touche rétro de ses spectacles !
J’ai commencé à discuter avec lui.
La conversation était passionnante. Il était extrêmement facile de parler avec
lui et en un rien de temps, il me semblait que je l’avais connu toute ma vie !
Sanjo était à Hyderabad pour donner son concert «The Songs of The Balladeer » au LaMakaan,
à Banjara Hills. Il s’agit d’une narration musicale où Sanjo joue le rôle d’un
narrateur qui guide les spectateurs dans un voyage musical fascinant. Ses
ballades racontent les histoires derrière les chansons et derrière les artistes
qui ont créé ces chansons. Son spectacle, extrêmement interactif, est plein d’anecdotes
et de petits faits intéressants.
Au cours de ce concert exceptionnel
de deux heures, l’ambiance varie radicalement, entre thèmes pacifistes et chansons populaires ironiques, chansons d'amour chaleureuses et ballades
aux messages engagés.
Le spectacle était un grand succès
et les organisateurs de LaMakaan lui ont demandé de revenir lors de sa
prochaine visite à Hyderabad. Le spectacle était organisé par Sashi Evani (un
artiste d’Hyderabad) de Livenergi, une organisation spécialisée dans
événementiel et imprésario de Sanjo en Inde. Sashi avait discuté l’idée de ce spectacle avec Subbareddy
Adapala de LaMakaan qui croyait que cet événement était parfait pour un public particulièrement
raffiné de LaMakaan.
J'aurais pu continuer à parler avec Sanjo pendant des
heures, mais pour moi, c’était l’heure d’embarquer dans l’avion pour Mumbai. Alors,
je suis partie sans le vouloir vraiment. J'avais enregistré cet entretien et
durant mon voyage, j’ai écouté continuellement cet enregistrement. J’étais absolument
fasciné par des nombreuses facettes que Sanjo nous offre comme un penseur, un
artiste et comme une personne créative.
Quelques jours après cette interview a été imprimée, j’ai
reçu un appel d'un numéro de téléphone inconnu. J'ai répondu, croyant qu'on
allait m'annoncer qu’un dictateur déchu quelque part en Afrique voulait que je
gère ses fonds mal acquis en Inde. Au contraire, je me suis retrouvé à parler
avec une personne japonaise. Il s’est présenté comme Jigo, le directeur général
de l’organisation spécialisée dans événementiel et l’imprésario de Sanjo en
Inde, depuis quelques années. Jigo avait eu mon numéro de téléphone à
l’intermédiaire d’un ami commun. Il m'a chaleureusement félicité pour l'article
que j'avais écrit sur cet artiste et aussi pour mon article « The Songs of The
Balladeer ». Il m'a alors demandé si je voulais assumer la responsabilité de blogueur
officiel de Sanjo.
Je me suis rappelée la fois où j’étais assise en face de Sanjo à l'aéroport de Hyderabad. Je me suis rappelée ces
moments palpitants qui duraient quarante-cinq minutes. Et j’ai dit:
« Oui ! »
*********************
Bon, c’était l’article écrit par Sharmila Vedantha sur Sanjo, chanteur des ballades. J’espère que vous l’avez aimé. Si vous voulez écouter quelques musiques originales de Sanjo en Hindi, merci de cliquer sur les liens ci-dessous. Tous les instruments musicaux ont aussi été joués par Sanjo.
Barson Huey (Ça fait longtemps)
Yaadein (Les mémoires)
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